Escalade de protocoles : exemple de mon accouchement à la maternité
Aujourd’hui j’ai décidé de vous partager mon premier accouchement qui s’est déroulé en maternité. Je vous rassure ça s’est bien terminé pour ma fille et moi. Mais en ce jour, maintenant que je suis Doula, que j’ai suivi la formation de l’école Quantik, je me suis rendue compte de la cascade ou de l’escalade de protocoles que j’ai vécue, pour ne pas dire dont nous avons été victimes avec mon bébé… Tout commence très tôt… Pour vous expliquer toute cette escalade, je dois repartir bien avant le jour de mon accouchement. Car c’est bien la toute première étape qui a aussi influencé les suivantes. Bien que nous avions choisi d’avoir notre bébé dans une maternité de niveau 3 pour avoir la sécurité au top au cas où, je voulais accoucher sans péridurale. Ca parait sans doute fou à certain(e)s, mais quand on est atteinte d’endométriose (ce qui était encore mon cas à cette époque), on découvre qu’il y a des perturbateurs endocriniens un peu partout. Et quand on s’applique à les éviter dans la nourriture ou les produits de beauté, et bien la péridurale n’est vraiment une bonne chose pour nous, ou même pour bébé. Je prends donc rendez-vous avec une sage-femme libérale dans mon secteur pour faire la fameuse Préparation à la naissance. Et dès la première rencontre, je lui indique que je veux accoucher sans péridurale. Novice et naïve, peut-être, comme je l’étais à ce moment, je me dis qu’elle SAIT, qu’elle va m’apprendre ce qu’il faut pour réussir. Elle me répond qu’il n’y a pas de problème, et qu’elle est justement formée à la méthode Bonapace. Finalement, on ne fera qu’apprendre la respiration abdominale, une séance de sophrologie et elle m’expliquera uniquement deux ou trois points d’acupressions de la méthode Bonapace (pour quelqu’un qui est formé à cela, c’est léger… J’ai le livre et il en dit bien plus, alors j’ose espérer qu’une formation Bonacape donne quand même bien plus). Le jour J arrive C’est là que vous allez découvrir à quel point, c’est une escalade de protocoles. Honnêtement, les jours qui ont suivi, même les semaines, les mois, nous étions heureux de cet accouchement. Nous avions même offert des chocolats à la sage-femme et la puéricultrice qui nous ont accompagnés pour la naissance. Cinq ans plus tard, pour mon second accouchement, je ne voulais déjà plus revivre la même chose : comme si on m’avait volé mon moment. Mais ce n’est que huit après la naissance de mon ainée, lors de ma formation de Doula, que j’ai tout compris… et j’ai plutôt l’envie de mettre une baffe à ces femmes que j’avais trouvé merveilleuses en 2017. Malgré tout, je ne leur en veux pas personnellement, car je sais qu’elles sont soumis à un protocole établi par des bureaucrates. Toutefois il est temps qu’elles se rendent compte de ce qu’elles font et qu’elles dénoncent ce système ! Les 1ère étapes de l’escalade de protocoles Escalade de protocoles liée à la péridurale Bon j’avoue que pour ce qui est de soulager la douleur, la péridurale c’est magique ! Je ne sentais plus rien ! Avant même la péridurale… Simplement le fait d’être à l’hôpital, dès qu’on entre en salle de naissance, c’est terminé : on ne mange plus et on ne boit plus (à priori ça commence à changer selon les maternités, mais il serait temps que pour manger aussi. Car si vous regardez le film documentaire « Faut pas pousser » de Nina Narre, vous découvrirez qu’à partir de 22SA la femme est considérée comme ayant mangé par les anesthésistes, qu’elle ait ou non mangé) ! J’avoue, je n’avais pas faim et j’ai tout de même eu la chance que mon accouchement soit plutôt rapide pour un 1er. Ma fille est née à 2h50 du matin alors qu’on était arrivé vers 18h30. (Mais imaginez « Ne plus manger », ça signifie hypoglycémie et fatigue. Qui mènent à une perturbation mentale et émotionnelle. C’est tout de même fou : on doit avoir la force de pousser un bébé à travers notre vagin, mais on peut se retrouver pendant des heures et des heures sans rien pour nous donner cette énergie. Pour certaines c’est plus de 24 heures !) « Ne plus boire », c’est dur ! Vous avez la bouche pateuse, envie de boire et c’est pas le soluté en perfusion que vous avez qui change quoi que ce soit. Certe j’allais pas me déshydrater et on évite ainsi les mauvaises contractions dues à la déshydratation. Mais on était en plein mois d’août, un été chaud avec des températures à 37°C. Il ne pleuvait pas le jour-là. Et bien que c’était la nuit, il faisait encore chaud. Mais non ! J’avais droit uniquement à quelques pchitts du brumisateur. Les impacts du monitoring en continu… A la maternité, c’est monitoring en continu. Donc une chose de plus qui vous empêche de bouger à votre guise. Vous êtes donc couper de vos instincts de mouvements pour aider bébé à descendre. La douleur augmente. Bébé risque de mal se positionner et le travail est donc plus long. La douleur va durer plus longtemps, le stress augmente… Et en plus, ça passe son temps à faire des BIPBIP à chaque contraction. Déjà tu dégustes de ta contractions, mais ce truc te stress. Conséquence, ça augmente la sensation de douleurs. A ça, tu rajoutes l’équipe qui ne cesse de revenir pour remettre le capteur correctement en place sur ton ventre… La joie !!! … et enfin de la péridurale Ici aussi j’ai eu de la chance car la suite de la cascade de la position allongée sur le dos aurait pu être : bébé tourne en postérieur (son dos du côté du dos de maman), donc l’accouchement se complique et potentiellement la césarienne pointe le bout de son nez… Par contre, ce qui m’a perturbé, et ce n’est pas le cas dans toutes les maternités, c’est que la péridurale était tellement dosée que je ne sentais plus rien. J’aurais aimé avoir une pompe et doser moi-même. Mais j’ai
Escalade de protocoles : exemple de mon accouchement à la maternité Lire la suite »

